Inquiétudes sur la filière avicole

Inquiétudes sur la filière avicole
25JUIL2013
Après avoir pris connaissance de la décision de la Commission européenne de stopper les subventions à l'export de poulet, le député Thierry Benoit a co-signé une lettre avec Marc Le Fur, Isabelle ...

Après avoir pris connaissance de la décision de la Commission européenne de stopper les subventions à l'export de poulet, le député Thierry Benoit a co-signé une lettre avec Marc Le Fur, Isabelle Le Callennec, Philippe Le Ray et Gilles Lurton , députés bretons, sollicitant le Président de la République à défendre les intérêts de la filière avicole :


" Monsieur le Président de la République,

Nous sommes très inquiets du sort réservé par l’Union européenne au dispositif des restitutions dans le secteur de la volaille de chair. Ce régime permettait jusqu’ici à l’élevage français en volaille de chair d’être l’un des fleurons de l’exportation française en tenant compte des différences entre les prix communautaires et les prix mondiaux.


L’Union européenne vient d’annoncer qu’elle supprime le régime des restitutions. Cette suppression était déjà évoquée depuis près de vingt ans mais les Gouvernements français successifs avait toujours fait la preuve d’un réel volontarisme politique et avait obtenu de la Commission qu’elle maintienne les restitutions.


Cette suppression intervient au pire moment pour l’élevage et l’industrie agro-alimentaire en Bretagne.
Ces deux secteurs connaissent une crise sans précédent que la Bretagne n’a jamais connu depuis son réveil économique, dans les années 60. Nous craignions que cette suppression des restitutions dégrade une nouvelle fois l’emploi en Bretagne et vienne s’ajouter aux crises de PSA, de Doux et de GAD. Une telle dégradation toucherait bien sûr l’emploi agricole, mais aussi immédiatement, l’emploi ouvrier dans l’industrie. On estime le nombre d’emplois menacés en Bretagne à 5000.


Le régime des restitutions devait notamment compenser les différences monétaires à l’export. Or, la mesure de suppression intervient également au pire moment monétaire. Au cours de ces derniers mois, au fur et à mesure que les restitutions baissaient, le Réal brésilien, qui est la monnaie de notre concurrent direct, faisait l’objet d’une dépréciation par rapport à l’Euro. Cette dépréciation correspond dans les faits à une dévaluation compétitive au bénéfice des produits brésiliens. Quant au taux de change exprimé en dollar, il n’est pas non plus favorable aux exportations.


Abandonner le régime des restitutions en ce moment, c’est porter un très mauvais coup à la totalité de la filière. Cette suppression des restitutions est en complète contradiction avec la politique de réindustrialisation que veut mener notre pays.


Nous vous demandons de bien vouloir faire entendre la voix de la France pour défendre les intérêts de toute la filière et pour que l’Union européenne revienne sur une mesure néfaste sur le fond et dramatique quant au moment choisi pour sa mise en œuvre."

 


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