CETA: explication de vote

CETA
19JUIL2019
Cette nuit après plus de 11 heures de débat, j’ai prononcé l’explication de vote du groupe UDI et indépendants à l’Assemblée nationale. Nous ne pouvons pas accepter la ratification de ce traité de libre-échange (CETA) avec le Canada en l’état.

 

L’Europe et la France doivent exiger « la réciprocité » dans les relations commerciales en matière sanitaire, sociale, environnementale, et de bien-être animal. A ce jour, nous ne sommes pas convaincus de la capacité de l’UE et de la France à poser leurs exigences.

Depuis plus de 50 ans les agriculteurs français ont relevé tous les défis qui se sont imposés à eux. Ils ont produit des volumes, ils ont relevé le défi de la sécurité sanitaire, de la haute valeur nutritionnelle, mais aussi contribué à l’aménagement des territoires et des paysages. Ils se sont retroussé les manches afin d’œuvrer en faveur de l’environnement. Aujourd’hui avec eux, nous devons réussir la transition énergétique, écologique et lutter contre le dérèglement climatique.

Au moment où le Royaume-Uni quitte l’UE, il y a urgence à préciser les nouveaux contours de ce traité. Nous devons mettre de l’ordre et travailler à l’harmonisation des normes en Europe avant d’importer un modèle agricole que nous ne soutenons pas. Notre pays demeure le fer de lance de l’excellence alimentaire ; ce modèle français a vocation à s’exporter dans le monde. On ne peut pas laisser concourir notre agriculture et notre industrie agroalimentaire avec des règles aussi différentes d’un pays à l’autre au moment où la balance commerciale agroalimentaire de la France est devenue déficitaire avec le reste de l’UE.

L’exemple de la filière bovine est éclairant. Entre une filière bovine française enracinée dans ses terroirs et les feedlots américains qui regroupent des milliers de têtes il n’y a pas de commune mesure. N’importons pas un modèle où les farines animales ainsi que des hormones de croissance sont utilisées, alors qu’en France ce modèle n’est ni permis, ni soutenable. Pour des raisons sanitaires mais aussi climatiques, privilégions la filière bovine de pâturage. Les prairies sont autant de pièges à carbone contre le dérèglement climatique. Nous ne pouvons imposer ce type de viandes dont les conditions d’élevage sont discutables.

De plus, ces viandes seront écoulées en Europe dans la restauration hors domicile et collective souvent sous forme de plats transformés sans véritable traçabilité. Nous ne pouvons l’accepter à ce stade. Mardi, les députés voteront solennellement. Nul ne pourra se dérober. Il faudra que chacun se prononce sur le modèle agricole que nous souhaitons. C’est pourquoi je voterai contre la ratification du CETA.

 


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